• --- Point de vue d'Hiroto---

    Où Kilari était-elle passée? Après la maison hantée, j'avais détourné le regard pendant quelques secondes, et après, elle avait disparu! Je regardais autour de moi, je fis le tour des stands: Kilari n'était nulle part. Elle avait du se rendre compte que je n'étais plus avec elle. Je décidai d'aller à l'entrée du parc. J'attendis: rien. Où était-elle allée? Je commençai à faire le tour de la fête foraine. Je commençais vraiment à m'inquiéter...

    ---Point de vue de Kilari---

     Je fis le tour de la maison hantée: il n'était pas là. Je retournai sur nos pas en cherchant à chaque attraction. Je ne le voyais pas. Après avoir cherché à chaque attraction que nous avions faite, je continuai avec celles où nous n'étions pas passés. A un moment, j'arrivai près d'une ruelle qui semblait conduire hors de la fête foraine. Soudain, je sentis une main sur ma bouche. Je m'étouffais. Ma vue se troubla, puis je m'évanouis.

    Je repris conscience. Je n'avais pas les yeux ouverts, mais j'entendais les bruits de la fête foraine. Ils n'étaient pas assez forts pour que je soies à l'intérieur du parc où elle se déroulait, mais je n'étais pas loin. J'entendais des voix.

    - Qu'est-ce qu'on va faire d'elle? demanda une voix inconnue.

    - Si c'est bien Kilari Tsukishima, on pourrait la vendre à nos potes à un bon prix, répondit un autre homme.

    Je ne rêvais pas: j'avais été enlevée et ces personnes parlaient de moi. Il fallait que je fasse semblant d'être endormie, et que je n'ouvre pas les yeux. Je remarquai une odeur étrange. J'entrouvris les yeux: j'étais dans des bâtiments en ruine. Il avaient dû m'emmener dans le quartier en ruine. C'était un quartier désert, mais dangereux car tous les voyous et personnes de ce genre s'y balladaient. Je vis que le ciel s'assombrissait: il commençait à être  tard. Je refermai les yeux et écoutai de nouveau les 2 hommes qui parlaient.

    - Il faut pas que les flics nous voient, sinon on est morts!

    - Chut, parle moins fort, sinon on va réveiller la prisonnière.

    - On pourrait demander une rançon à sa famille ou à la police? On gagnerai plus, proposa le 2e homme.

    Je réalisai dans quel pétrin j'étais. Hiroto, sauve-moi!  Il me sauvait toujours dans les situations problèmatiques. C'était le moment où j'avais le plus besoin de lui. J'étais pétrifiée, et j'avais les larmes aux yeux. Puis je sentis que ma jambe me faisait mal. J'étais à genoux contre un mur. J'avais mal, et mes mains et mes pieds étaient liés. Je bougeai légèrement mes jambes vers la gauche pour enlever le caillou qui était sous mon mollet droit. Pas de chance: j'heurtai un autre caillou qui roula. Les hommes le remarquèrent et se retournèrent immédiatement. J'avais les yeux ouverts. J'étais mortifiée. Des larmes de peur coulèrent sur mes joues.

    - Tu es réveillée, petite! s'exclama l'un des 2 hommes.

    - Je....Je...ne me faites...pas de mal s'il vous plaît....articulai-je, en sanglots.

    - Genre qu'on allait rater l'occasion de se faire plein de pognon!

    - Hiroto....à l'aide! criai-je.

    - Tais-toi! Sinon je te coupes la langue!

    J'arrêtai tout de suite de crier.

    - Mais attends... Hiroto, c'est pas le nom du chanteur..?

    - Mais oui, Hiroto Kazama, le gars des Ships! Il était avec toi, c'est ça?

    - Si on l'attrapait, ça nous ferait 2 d'un coup!

    Non! Pas Hiroto! Ne faites pas de mal à Hiroto! pensai-je.

     

    --- Point de vue d'Hiroto---

    Je ne la trouvais toujours pas. Où pouvait-elle bien être? J'avais bien fouillé au moins la moitié du parc. Puis, à ma droite, j'aperçus une ruelle. Je décidai d'aller voir, peut-être était-elle sortie de la fête foraine. Je la traversais, et à l'autre bout, constata qu'elle débouchait sur le quartier en ruine. Peut-être s'était-elle perdue dedans? La nuit tombait, et ça commençai à devenir dangereux. Je me dépêchai donc de chercher dans chaque bâtiment. Il n'y avait pas de fenêtres, donc je jetais juste un coup d'oeil à l'interieur de chaque maison. Soudain, j'entendis des voix, et des pleurs. Je me cachai. Les voix venaient d'un bâtiment à une dizaine de mètres de moi. Je m'approchai discrètement. J'aperçus Kilari en pleurs, entouré de 2 hommes. Ils avaient osé! Je me rapprochai encore et entendis leurs conversations.

    - Dis-nous où il est! s'écria le 1er homme.

    - Non...répondit Kilari, toujours entrain de pleurer.

    - Sinon, on va devoir employer la force....dit le 2e en levant son poing.

    Je courus jusqu'au bâtiment, entrai en grand fracas et arrêtai les 2 hommes.

    - Ne la touchez pas! hurlai-je en retenant le bras de l'homme.

    - Hiroto! s'écria Kilari.

    - Quand on parle du loup... commença le kidnappeur.

    - On n'a même pas eu besoin d'aller le chercher! enchaîna son camarade.

    - Il est venu tout seul!

    - Hiroto, tu n'aurais pas du venir!

    - Qu'est-ce que tu racontes?

    - Ils vont te-

    Je reçus un poing dans la figure. Je n'allais pas me laisser faire, je devais protéger Kilari! Je rendis le coup de poing à l'agresseur.

    ---Point de vue de Kilari---

    Hiroto allait se faire tabasser, à ce rythme! Deux contre un, c'était trop! Il fallait que je fasse quelque chose. J'essayai d'attraper mon portable, sans succès. Mes mains étaient liées, juste devant moi. Est-ce que j'avais quelque chose qui coupe? Non, mais j'avais mes dents. Je commençai à ronger la corde. C'était très douleureux, mais Hiroto me protégeait, et il commençait à faiblir face à ses deux adversaires redoutables. Après un dur labeur, la corde qui attachait mes mains se rompit, et j'attrapai mon portable pour taper le numéro de l'agence. Je savais que la police ne réagirait pas forcément immédiatement, et penserait peut-être que c'était des gens qui se prenaient pour des stars comme Hiroto et moi. Un des 2 hommes remarqua que mes mains étaient libérées et que j'appelais quelqu'un. Il projeta mon portable à l'autre bout de la pièce d'un coup de pied. Juste au moment où l'agence décrochait.

    -Tu croyais peut-être que tu t'en sortirais facilement?

    Je criai, espérant que quelqu'un m'entende. J'entendis le moteur d'une voiture. Quelqu'un arrivait.  Nous étions sauvés! 

    - Hé t'as entendu! Faut qu'on se barre! dit l'homme qui avait jeté mon portable.

    - Ouais, j'ai compris, mais je me bats, là!

    Hiroto fit tomber l'homme, distrait par son ami. J'entendis une porte (de voiture) claquer et bruits de pas. Les hommes détalèrent. Hiroto s'effondra. Il saignait et avait des bleus sur tout le visage.

    - Hiroto! Tu vas bien? Réponds-moi!

    Mme Kumoi et M. Muranishi entrèrent accompagnés de deux policiers. 

    - Hiroto, Hiroto!

     

     


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  • ---Point de vue de Kilari---

     

    - Hiroto, Hiroto! Réponds-moi, Hiroto! m'écriai-je pendant que mes larmes affluaient.

    - Qu'est-ce qu'il a? Hiroto!? s'écria Mme Kumoi en aperçevant Hiroto au sol, Appelez les secours!

    - Hiroto!! Prévenez Seiji! enchaîna M. Muranishi.

    Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Il était en sang, et il avait fait ça pour me protéger... Je m'en voulais à mort. Si je n'étais pas allée dans cette ruelle, on n'en serait pas arrivé là! J'entends une sirène et des personnes arrivèrent avec un brancard. Ils mirent Hiroto dessus et l'emmenèrent dans l'ambulance. Je demandai à pouvoir rester aux côtés d'Hiroto, et ils acceptèrent. A l'hôpital, ils l'emmenèrent rapidement dans une chambre où ils désinfectèrent et bandèrent ses plaies. Je n'avais pas le droit d'aller le voir jusqu'à qu'un médecin sorte de sa chambre:

    - Ce ne sont que des égratignures, rien de grave, il va bien. Il a juste besoin de se reposer pendant quelques jours. Vous pouvez aller le voir. Vous êtes bien Kilari Tsukishima? Je peux avoir un autographe?Je suis une grande fan!

    - Bien sûr, dis-je rassurée.

    Après avoir signé son autographe, j'entrai dans la chambre d'Hiroto, le coeur serré. Je le vis couché sur un lit d'hôpital, il avait des bandages sur sa tête et sur ses bras. Il avait l'air de faire un cauchemar. Je m'approchai et m'assied sur le siège à côté du lit.

    - Hiroto, tu es réveillé?

    Il ne répondit pas. Il devait être entrain de dormir. Il commençait à s'agiter, comme si son cauchemar empirait. Je posai  timidement ma main sur la sienne. Il sembla se calmer. Cela me rassura. Son visage était maintenant détendu. Il était si beau quand il dormait. Je me penchai vers son visage, si bien que je sentais son souffle, je fermais les yeux et posai mes lèvres sur les siennes. Ce moment sembla durer une éternité. Je me relevai. Qu'est-ce que je fais?! Je viens de.... Mon visage prit une teinte rouge pivoine, jusqu'au oreilles. Je venais de voler un baiser à Hiroto.... Peut-être était-ce son premier? Avait-il déjà embrassé d'autres filles? Mon coeur était douloureux rien que d'y penser. Ce sentiment était-il de la jalousie? Mon coeur était sur le point d'exploser. Je ne pourrais plus jamais le regarder dans les yeux! Fallait-il que je lui dise ce qui s'était passé? Mais je l'avais embrassé sans sa permission... Mais ses lèvres étaient si douces... J'aurais voulu rester ainsi pour l'éternité... Mais qu'est-ce qu'il allait dire si je lui avouais? J'hésitai puis décidai d'aller prendre l'air. Cela me fera du bien. Il fallait que je réfléchisse beaucoup.

    Qu'est-ce que j'allais faire?

     


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  • Je sortis de la chambre d'hôpital d'Hiroto et commençai à me diriger vers la sortie quand je croisais Seiji.

    - Ah, Kilari! Hiroto et toi, vous allez bien? demanda Seiji, inquiet.

    - Moi ça va, et Hiroto est juste endormi là-bas, dis-je en lui indiquant la porte de sa chambre.

    Je sortis rapidement de l'hôpital, me dirigeai vers le parc en face pour enfin m'asseoir sur un banc. J'avais beau me creuser la tête, je ne savais pas ce que j'allais dire à Hiroto. Devais-je faire comme si de rien était, ou est-ce que je devais lui dire? Je vis un distributeur à quelques mètres et décidai d'aller acheter une boisson. Je choisis de prendre de l'eau. J'ouvris la bouteille et bus quelques gorgées. 

    - Ah! Ça fait du bien!

    Si je ne dis pas à Hiroto que je l'ai embrassé, je me sentirai sûrement coupable, pensai-je. Mais si je lui dis, comment va-t-il réagir? Va-t-il se fâcher? Ne plus me parler? Me pardonner?  J'étais vraiment perturbée. Je n'avais qu'à lui dire au bon moment. Mais il fallait bien le choisir. Il ne fallait pas que je lui dise maintenant. Je trouvai finalement le courage pour retourner dans sa chambre. Seiji était parti, et Hiroto n'était toujours pas réveillé. Il faisait nuit, et les infirmiers me guidèrent vers la sortie, car les visiteurs n'étaient pas autorisés à partir de cette heure. Je rentrai à la maison, toujours aussi frustrée. Je ne dormis pas de la nuit, et le lendemain, je ressemblais à un zombie.

    --- Point de vue d'Hiroto---

    J'ouvris les yeux. Il faisait sombre. Je n'étais pas chez moi.  Mes bras et ma tête étaient douloureux. Je me souvins de ce qui c'était passé. On avait entendu un bruit de voiture, puis je m'étais écroulé juste après que les kidnappeurs soient partis. En fait, je me sentais bizarre. Je remarquai que l'odeur du parfum de Kilari était présente, et assez forte,indiquant qu'elle était passée me voir peu de temps avant. Ouf, elle allait bien. J'avais soif. Je me levai avec difficulté, malgré que mes jambes n'aient rien subi pendant le combat contre les 2 hommes louches. J'étais surtout faible. Après m'être désaltéré, je retournai me coucher. J'avais deviné que j'étais dans un hôpital, bien sûr. Mais je comptai bien sortir le lendemain. En réalité, je voulais voir Kilari.

    Je me réveillai soudain. L'hôpital grouillait déjà de médecins et d'infirmiers, le soleil était levé. Je me redressai. Mon portable était posé sur une table de chevet à côté de mon lit. Je le saisis, et appelai l'agence.

    - Allo? C'est Hiroto.

    - C'est Mme Kumoi. Tu vas mieux?

    - Oui. Est-ce qu'on a du travail aujourd'hui, Seiji et moi?

    - Oui, mais tu dois d'abord te rétablir.

    - Je vais bien, je peux-

    - Non. Je t'interdis de travailler, tu dois d'abord te remettre des événements, et COMPLÈTEMENT.

    - D'accord, d'accord. A demain alors.

    - A demain, rétablis vite, Hiroto.

    Je raccrochai. Mme Kumoi était vraiment têtue. J'aurais préféré tomber sur M. Muranishi. J'allais m'ennuyer pendant cette journée! Si seulement Kilari était là pour égayer ce jour. Son sourire aurait éclairé ma journée. Mais elle avait sûrement du travail. Si je peux , je passerai la voir ce soir, pensai-je.

     

    Pour être prévenu des autres chapitres, demande-moi impérativement ici: Les prévenu(e)s - Le blog de kilari--revolution


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  • ---Point de vue de Kilari---

    Je n'avais pas dormi de la nuit. Je ne savais toujours pas quoi dire à Hiroto. Bon, pour l'instant, il fallait que je me détende, et que je respire un bon coup. Parce que ce jour-là, il y avait du travail. Mon réveil sonna. De toute façon j'étais déjà réveillée. On ne pouvait même parler de "réveillée", puisque je ne m'étais même pas endormie. J'étais restée éveillée pendant toute la nuit. Une nuit blanche, quoi.  Je me levai. J'avais très mal à la tête. C'était peut-être parce que  j'avais trop réfléchi cette nuit. En tous cas, j'avais horriblement mal à tête. A peine je m'étais redressée que je me laissai retomber sur le lit. J'avais mal partout. Et j'étais crevée. Mais bon, il fallait que je me lève. Na-san me coiffa, comme tous les matins, et j'essayais de cacher mon manque de sommeil et ignorait ma douleur au crâne. Je pris mon déjeuner, en me forçant pour ne pas inquiéter Na-san, car je n'avais vraiment pas faim. Je sortis de la maison, la voiture de Mme Kumoi m'attendait, comme toujours. Je montai et m'asseyai sur le siège passager. Na-san était sur mes genoux, pour une fois. Il avait l'habitude de s'attacher comme un humain, mais il ne le fit pas ce jour-là. On arriva à l'agence et on monta les escaliers pour aller à l'étage. 

    - Tu es bien silencieuse, Kilari. Tu vas bien?

    - Oui oui, je vais bien.

    - Tu es vraiment pâle, Kilari. Tu n'es pas encore remise des évènements d'hier, c'est ça?

    - Si, je vais vraiment b-

    Elle ne me laissa pas finir.

    - Si tu as besoin de repos, rentre chez toi. Mieux vaut rentrer chez toi, et te reposer pour les prochains jours que de t'épuiser et rater tout ce qu'on te demande. Je ne veux pas que cela nuise à ta réputation. Rentre chez toi, si vraiment ça ne va pas.

    - Merci Mme Kumoi, je vais rentrer alors.

    - C'est une bonne initiative, Kilari. Repose-toi bien.

    -Oui Madame.

    Je m'étais bien rendue compte que Mme Kumoi était perspicace. Elle me connaissait bien. Elle est vraiment gentille, même si elle ne laisse pas souvent paraître. Je rentrai chez moi, montai dans ma chambre et m'écroulai sur le lit. Mon père était déjà au café, car les clients venaient dès le matin. 

    - Pfiou! J'ai l'impression d'avoir marché des heures, pourtant je n'ai rien fait!

    J'avais de nouveau une douleur atroce à la tête, puis je me retrouvai dans les vapes (ça veut dire que j'étais un peu étourdie, j'étais faible et que j'avais un peu de fièvre). Je restai au lit, et Na-san veillait sur moi. Je ne pensais plus au baiser, donc je réussis à m'endormir sans problème. Na-san décida donc, puique je dormais, de retourner à ses occupations. 

    ---Point de vue d'Hiroto---

    J'avais envie de voir Kilari... Mais elle était normalement entrain de travailler, je ne pouvais pas la déranger. Je décidai de lui envoyer un SMS. Mais je n'avais pas son numéro. J'appellai l'agence.

    Biiip, Bii-

    - Oui, ici l'agence Muranishi, M. Muranishi à l'appareil, je vous écoute.

    - C'est moi Hiroto.

    - Ah, Hiroto! Tu va mieux? Je n'ai pas eu l'occasion de passer te voir à l'hôpital, tu tombes bien!

    - Oui je vais beaucoup mieux. Je pense sortir aujourd'hui.

    - Super! Tu appelais pour quoi?

    - Euh... Je voulais avoir le numéro de Kilari... Je ne veux pas la déranger mais...

    - Ne t'inquiète pas, je te le donne. 

    Il me cita le numéro et je l'enregistrai sur mon portable.

    - Merci monsieur!

    - C'est rien. Pourquoi voulais-tu le numéro de Kilari?

    - Euh.. En fait je ne voulais pas la déranger pendant son travail, mais je voulais lui parler, donc j'ai voulu lui envoyer un SMS mais je n'avais pas son numéro.

    - Ah, mais tu n'es pas au courant? Mme Kumoi a dispensé Kilari de travail aujourd'hui car elle ne semblait pas très bien. Elle était pâle. Elle avait l'air fatigué, donc on l'a renvoyé chez elle. 

    - Ah bon? Je me demande ce qu'elle a...J'irai la voir dès que je pourrais, puisque je n'ai rien à faire aujourd'hui!

    - D'accord, alors bonne journée Hiroto.

    - Bonne journée.

    Je raccrochai. Puisque Kilari ne travaillait pas et qu'elle était malade, ça me faisait une bonne raison pour la visiter! Le médecin me laissa sortir sans problèmes et je pris le chemin menant à la maison de Kilari. Je me demandais bien ce qu'elle avait.... J'espère qu'elle va bien. J'approchai de chez elle. Dès que je fus devant sa porte, je toquai. Na-san m'ouvrit.

    - Na, na na! Na.

    - Je ne suis pas sûr de comprendre... Mais j'entre.

    J'entrai. Rien n'avait changé. C'était exactement comme la dernière fois que j'étais venu. Je posai mon sac (puisque je n'étais pas rentré chez moi pour ranger mes affaires que j'avais à l'hôpital), me déchaussai et accrochai ma veste au porte-manteau. Je regardai par la fenêtre: Il faisait toujours aussi beau. 

    - Kilari est dans sa chambre?

    - Na, dit Na-san en opinant de la tête.

    Cela veut sûrement dire oui, pensai-je. Je grimpai les escaliers et me retrouvai devant la porte de la chambre de Kilari. Je tocquai.

    - Kilari, c'est moi Hiroto. Je peux entrer?

     

    --- Point de vue de Kilari ---

    Hiroto venait de toquer. Il m'avait réveillée. Mais qu'est-ce qu'il faisait là? Ca n'allait pas m'aider pour me décider si je devais lui dire que je l'avais embrassé ou non. J'étais encore un peu endormie, je ne répondis donc pas. Je refermai les yeux en faisant semblant de dormir. J'entendis le grincement de la porte, indiquant qu'il était rentré. Je devinai qu'il s'asseyait en entendant je bruit de la chaise à côté de mon lit. Qu'est-ce qu'il allait faire? J'attendis quelques minutes. Soudain, je sentis son souffle près de mon visage. Puis doucement, ses lèvres sur les miennes. Je ne réagit pas, de peur qu'il ne voie que j'étais réveillée. Cela dura un moment, qui me sembla trop court. Il m'avait embrassée!! Pourquoi? En fait, il avait fait la même chose que moi...

    Est-ce que c'était le moment de lui dire que j'avais fait la même chose?


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  • --- Point de vue d'Hiroto---

    Qu'est-ce que je faisais???!!! Je venais d'embrasser Kilari! Pendant qu'elle dormait, en plus! Qu'est-ce qui m'as pris?  Mon visage était cramoisi (rouge). Je croyais que j'allais exploser. Mon coeur battait à toute allure. Je n'avais pas pu m'empêcher de l'embrasser. C'était plus fort que moi, pensai-je pour me justifier. Mais je savais que ça ne servait à rien, et que j'avais fait LE truc à pas faire. En plus, le faire comme ça alors que c'est mon premier baiser avec Kilari!! J'ai tout gâché! Je descendis boire un coup. Na-san remarqua mon attitude étrange, mais ne réagit pas. Je bus au moins une bouteille de 50 cl. Il fallait me rafraîchir. J'hésitai puis remontai dans la chambre de Kilari.

    ---Point de vue de Kilari---

    Il fallait absolument que je prenne mon courage à deux mains et que je lui dise. Je l'avais entendu sortir de la chambre. J'en profitai et m'assis. Je ne savais vraiment pas comment lui expliquer. Mais c'était le moment; maintenant, j'en étais sûre. J'entendis les marches grincer, et soudain, Hiroto apparut. Je ne pouvais plus reculer. Dès qu'il croisa mon regard, il rougit jusqu'au oreilles. Bien entendu, moi encore plus que lui. A la base, c'était moi qui avait commencé. je détournai les yeux, lui aussi.

    - T-tu étais réveillée? demanda Hiroto en devenant encore plus rouge.

    - Euh... Oui, lui répondis-je sans savoir ce qui allait se passer.

    - Désolé, je-

    - Tu n'as pas besoin d'être désolé. En fait...... J'ai fait la même chose que toi à l'hôpital.

    - La même chose que moi? Tu veux dire que tu m'as...

    - Embrassé.

    Ouf, je lui avais enfin dit. C'était fini. Ou peut-être que pas, en fait. Ce n'était sûrement pas fini.

    - C'est moi qui suis désolée, continuai-je.

    Il avait une tête impossible à décrire.

    - Euh... Alors on est quittes?

    - Euh... Je suppose que oui...

    Nous ressemblions à 2 tomates qui parlaient. On aurait dit un gag. Mais à ce moment-là, ce n'était pas drôle pour moi, mais très très embarrassant. 

    - Tu étais venu pour quoi? Tu vas mieux?

    - Je suis venu pour voir si tu allais bien, M. Muranishi m'a prévenu de ce qui s'était passé ce matin. 

    - Ah. D'accord. Je vais mieux. J'ai juste un peu mal à la tête. 

    -Tu es sûre que ça va? 

    - Oui, oui.

    Il posa sa main sur mon front. Je rougis. 

    - Tu rigoles!? Tu es brûlante!!

    - Ah bon?

    C'est vrai que ma tête tournait un peu. Je n'avais pas beaucoup dormi. Je me sentais un peu faible. Mais rien de grave.

    - Oui, recouche-toi tout de suite!

    - Mais non ça va! Regarde!

    Je me levai pour lui montrer que j'allais très bien. A peine m'étais-je redressée que j'étais retombée.

    - Tu vois, tes jambes ne te soutiennent même plus! dit Hiroto qui m'avait rattrapée.

    J'étais tombée dans ses bras. Il me tenait les bras pour m'empêcher de me lever. J'étais à présent assise sur ses genoux. Ma tête tournait de plus en plus, sûrement parce que mon cœur accélérait, et que j'étais très gênée d'être si près d'Hiroto. Finalement je m'endormis, la tête posée sur le torse d'Hiroto. J'étais tellement fatiguée que je n'aurais pas pu restée éveillée plus longtemps.

    A suivre... (signé la sadique de kilari--revolution)


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